2026 : MAUVAISE ANNÉE POUR TOUS

Publié le par Michel Durant

Adieu année 2025

Ah, nous allons une fois de plus céder à la tentation des habitudes et souhaiter à chacun(e) "nos meilleurs vœux pour l'année nouvelle" même si chacun(e) et tous-toutes savent pertinemment que ça ne sert à rien et que l'an passé on avait fait la même chose sans empêcher que l'année 2025 soit pourrie.

On s'en prend à l'État pour obtenir des subventions… de l'État

Si l'on en juge par ce qui se profile, l'année 2026 sera infecte. En France, la comédie budgétaire va recommencer pour un mois ou deux. Rien ne va bouger jusqu'au printemps à cause des élections municipales sauf si des agriculteurs intensifs "qui nous nourrissent avec des pesticides" tout en refusant les produits sud-américains "qui ne respectent pas les normes européennes trop sévères" foutent le feu aux Préfectures. Mais ça n'empêchera pas le gouvernement de godiller paisiblement le char de l'État jusqu'à la campagne présidentielle de 2027 qui a déjà commencé dans les états-majors des partis et dans les têtes des nombreux-ses candidat(es) qui se voient déjà à l'Élysée !

Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?

Dans le monde, nombreux sont ceux qui nous préparent une année affreuse. Le milliardaire maboul qui se construit une salle de bal grande comme un terrain de foot pouvant accueillir un millier d'invités (sans doute pour célébrer son Prix Nobel de la Paix 2026) a décidé unilatéralement de nier science et conscience. Après le retrait des USA de l'Accord sur le Climat de Paris, Trump a supprimé un tiers des effectifs de l'Agence de Protection de l'Environnement ; l'équipe chargée de l'information sur le climat a été intégralement licenciée ; les normes sur les pollutions des eaux, de l'air et des sols ont été modifiées en faveur des pollueurs ; de nouvelles zones d'extraction de pétrole et de minerais ont été massivement ouvertes dans des espaces naturels vierges ; la production d'énergies renouvelables a été baissée de 50% en une année.

Poutine annonce le pire avec de saintes icônes !

Le serial killer du Kremlin qui poursuit son "opération spéciale" sur l'Ukraine en accusant les Ukrainiens de vouloir détruire sa modeste datcha est encouragé dans sa violence psychotique par le Président américain. Tout comme le pacte germano-soviétique de 1939 partageait la Pologne entre les deux larrons, la connivence Trump-Poutine vise à se partager les richesses de l'Ukraine. Bien entendu, cette complicité s'étend à la politique sur le climat. Le nouveau tsar se réjouit de la fonte du permafrost qui lui permet d'accélérer l'exploitation d'hydrocarbures et de minerais tout en autorisant la hausse des émissions des gaz à effet de serre du pays de plus de 20% d'ici 2035. Il croit en Dieu, il croit en lui, il détruit le pays voisin, il détruit son propre pays tout comme l'a fait Hitler en son temps. Il peut même détruire toute vie sur terre. Une année apocalyptique.

Massacre à la tronçonneuse : un grand classique, mais là ce n'est pas du cinéma 

Les mabouls précédents ne sont pas seuls dans le cercle des dictateurs cinglés. Il y a aussi les autocrates de moindre importance mais tout aussi dangereux à leur échelle et mortifères pour leur peuple. Milei, l'homme à la tronçonneuse, adorateur de Trump, copie son modèle : démantèlement du Ministère de l'Environnement argentin, réduction des budgets de la lutte contre les incendies, des énergies renouvelables, abandon de la loi sur la protection des glaciers pour favoriser l'exploitation du cuivre, mais des cadeaux fiscaux aux énergies fossiles. Son voisin, récemment élu, l'admirateur de Pinochet, le Chilien José Antonio Kast compte lancer de grands projets d'extraction minière (notamment de lithium dans le désert d'Atacama) et agro-alimentaires pour libérer la croissance économique. On peut s'attendre au pire : annus horribilis comme disait Élisabeth II, en 1992.

Tout le monde n'a pas la lucidité qu'avait la reine d'Angleterre

 

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